Le témoin dit au tribunal « la bienveillance de M. Chabane pour elle et sa famille ». Elle évoque des investissements d'elle-même dans l'immobilier et de son conjoint dans un garage automobile, encouragés par son employeur.
• Quatre ans après sa mise en examen, Saïd Chabane comparaît devant le tribunal correctionnel d’Angers depuis lundi 18 décembre. Le propriétaire du club de football Angers-SCO doit répondre aux accusations d’agressions sexuelles aggravées formulées contre lui.
• Les faits reprochés auraient été commis entre 2014 et 2019 dans plusieurs villes sur sept femmes, dont cinq ont porté plainte contre l’ex-président de club de Ligue 2.
• L’intéressé nie les accusations. « Saïd Chabane conteste formellement toutes les allégations portées contre lui », indiquait Angers-SCO dans un communiqué au soir de sa mise en examen, le 5 février 2020.
• Hier lundi, l'ancien président d'Angers-SCO a nié en bloc toutes les accusations contre lui, alors qu'il a dû affronter les multiples témoignages de femmes qui se disent victimes de ses agissements.
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Suivez le procès en direct :
Le témoin dit au tribunal « la bienveillance de M. Chabane pour elle et sa famille ». Elle évoque des investissements d'elle-même dans l'immobilier et de son conjoint dans un garage automobile, encouragés par son employeur.
Le témoin confirme au procureur de la République qui l’interroge très brièvement « qu’elle n’a jamais été témoin ni victime de quoi que ce soit ».
Une femme s'approche. Elle travaille dans une entreprise de charcuterie de M. Chabane. Elle vit dans le sud de la France et explique qu'au cours de ses déplacements en Sarthe, elle a toujours eu des relations « cordiales et confiantes » avec son employeur.
« Vous n'avez jamais rien constaté d'anormal et n'avez jamais été confrontée vous même à des agissements de M. Chabane ? », demande la présidente. Ce que confirme le témoin.
L’avocat de la défense Me Rouiller veut savoir auprès du témoin si des instances dans l’entreprise ou l’inspection du travail ont été alertées d’éventuels agissements de M. Chabane. Le témoin répond qu’il n’a jamais eu connaissance de telles alertes.
Après la virulence de l’avocate sur la question de la « drague et de l’agression sexuelle », le ton est monté haut du côté du procureur Éric Bouillard.
Me Rouiller, qui défend Saïd Chabane, reste assis et explique qu’il ne comprend pas la violence des débats, entre une avocate des parties civiles et le témoin, entre le procureur et le témoin.
La présidente Ménardais concède que le ton employé est élevé mais assumé et qu’il est conforme à ce que doit être un débat dans une juridiction pénale.
Me Benaiem, l’autre avocat de Saïd Chabane, dit quant à lui que la défense « est parfaitement sereine ».
« Vous confondez drague et agression sexuelle », dénonce avec virulence une avocate des ...
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